Des conseils et instantanés de vie pour améliorer et illuminer ton quotidien d’endogirl
L’aube n’est pas encore levée que nous entendons déjà - non loin de là - les milliers de grues cendrées venues faire une halte sur le lac.
Il est 7h30 en cette fin octobre et nous sommes prêts à avaler les 38 km qui nous séparent de l’arrivée.
Mais comment en suis-je arrivée là !?
Depuis son apparition, l’endométriose m’a mise à terre plus d’une fois et ne me laissait aucunement présager qu'un jour je puisse réaliser une telle marche !
D’autant que … jusqu’à ma trentaine … je n’étais pas vraiment férue de sport.
Ce qui m’a aidé !?
Ma quête de bien-être ! … indéniablement !
Riche de mes lectures et expériences, j’ai compris rapidement l’importance d’intégrer mon corps à l’équation, et de passer de la compréhension d’un principe à un ancrage corporel concret.
Et cela a commencé par le Qi Gong que je pratique depuis de nombreuses années. S’en est suivi le circuit training, la course à pied, la méditation et le yoga, un peu de tennis et de la marche.
A l’époque, la diversité de ces pratiques m’ont permis d’en apprendre chaque fois plus sur moi-même. Et bien qu’aujourd’hui je ne pratique plus certaines de ces activités, je n’exclus pas d’y revenir un jour ou d’en intégrer de nouvelles à ma vie.
L’important est de ne pas laisser son corps en jachère, d’incrémenter nos vies dans la matière et de prendre en considération les dimensions corporelles de notre être pour tendre vers toujours plus d’épanouissement.
Alors OUI, au cours de cette marche contre l'endométriose, j’ai perdu la couleur originelle de certains de mes orteils mais pas celle de mon visage, devenu écarlate 🥵 et 3 ampoules sont venues ‘chatouiller’ mon enthousiasme en fin de parcours.
Mais ces difficultés n’ont en rien altéré ma motivation !
Car en cas de coup de mou, il me suffisait de lever la tête ! (l'exemple à suivre était sous mes yeux …)
Car la magie de cette marche nous la devons à la nature qui nous a offert un tableau magnifique ... 👉 sur le lac, pas moins de 85000 grues cendrées venues se reposer quelques heures ou quelques jours avant de reprendre leur périple de près de 2500 km.
Comme chaque année, elles surmontent nombre de difficultés pour - ne serais-ce qu’arriver sur ce lac et avoir la chance de poursuivre leur route ... ou pas ! Les températures actuelles semblant les laisser s’interroger sur la suite du parcours !
Ces magnifiques grues sauvages, par leurs cris tonitruants (chacune émet un ‘KRROU’ toutes les 10-15 secondes afin de rester en contact avec le groupe) sont comme ces milliers de femmes dont toi et moi faisons partie ... ces milliers d’endogirls qui crient leur existence à qui veut bien les entendre !
Car dans ce vacarme assourdissant, j’entends vos cris, vos douleurs et vos incertitudes mais aussi vos espoirs et votre volonté d’en finir avec ‘Elle’ …
Et cette marche contre l’endométriose prend alors tout son sens ! Ma motivation est plus grande que jamais !
Alors mes compagnons de route et moi-même avançons … un pas après l’autre.
Je fais moi-même abstraction d’un élancement au pied qui m’avait valu - lors d’une précédente marche - de boiter sur les 8 derniers kilomètres ; mais cette douleur n’est en rien comparable à celle que nous inflige l’endométriose ! … aussi, j’avance !
Et je parle - au hasard de nos rencontres - à qui veut bien s’intéresser à notre maladie.
Certain(e)s la connaissent … la vivent ; d’autres ignorent son existence ou n’en ont que vaguement entendu parler.
Un journaliste ce jour-là nous rejoindra afin que nos voix portent un peu plus haut … un peu plus loin.
Qui comme ces grues s’élèvent dans le ciel et disparaissent au loin (non sans laisser un souvenir impérissable), j’espère - par cette marche et par ces quelques mots - laisser une trace de notre histoire dans l’esprit des gens.
Car cette histoire ‘présente’, il faut la raconter à qui veut bien l’entendre, la voir, la percevoir et en sentir les blessures ; afin que germe compréhension, bienveillance, écoute mais aussi prises de conscience et actions qui feront ‘bouger les lignes’ !
Alors j’avance … pas à pas … et me répète sans cesse … ‘marche et le chemin apparaitra’.
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