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Le blog

Des conseils et instantanés de vie pour améliorer et illuminer ton quotidien d’endogirl

Endométriose : Comment gérer la fatigue ... Autrement !?

Handicapante, pesante, frustrante, la fatigue est une amie fidèle de l’endométriose.

Symptôme récurrent, elle gâche nos journées, nos envies, nos rêves et semble ne plus vouloir nous quitter.

Mais quel impact a-t-elle sur notre quotidien ? Et comment la gérer ?




Au sommaire de cet article :

  • Les 3 dimensions de la fatigue
  • Pourquoi n'arrivons-nous pas à sortir de cet état ?
  • Les solutions pour mieux vivre sa fatigue et favoriser la récupération


Sensation d'épuisement, de lassitude ou de somnolence, la fatigue n’est pas qu’UNE. 
Elle revêt différentes formes.

  • La fatigue dite primaire ou physique
    Elle est la résultante de l’énergie dépensée. La dépense d’énergie a été plus grande que son stock ; les réservoirs sont à secs ! Il faut recharger les batteries.
    Le plus souvent, cette fatigue découle de nos choix de vie ... qu’ils soient quotidiens (profession exercée : sédentaire ou physique, loisirs pratiqués, enfant(s) à charge) ou ponctuels (un défi sportif, un déménagement …)
  • La fatigue chronique
    Elle s’installe dans la durée et émane d’un déséquilibre intérieur.
    Cette fatigue nait de facteurs internes, souvent une maladie.
  • La fatigue émotionnelle
    Elle prend sa source dans les émotions et plus précisément dans la RÉSISTANCE que l’on fait à certains évènements ou situations vécues.
    Blocage, peur, confrontation, stress … créent une tension émotionnelle qui vient fatiguer l’organisme. 
    Cette fatigue naît de l’interaction entre notre intériorité et le monde extérieur.


☞ Nous refusons parfois de voir les premiers signes de fatigue

Trop occupées, nous ne sommes pas à l’écoute des premiers signaux ... ou refusons de les voir (oh non  ... pas encore !)
N
ous ne savons pas interpréter les alertes que notre corps nous envoie
Nous avons encore milles choses à réaliser et pas le temps de nous arrêter

Or nier ces signaux, c’est risquer d’accentuer l’intensité des prochaines alertes ! Et de reporter d’autant le moment où l’équilibre sera retrouvé.


 Faute à une représentation dévalorisante du 'repos'

N’as-tu jamais entendu dire que ton grand-père avait travaillé comme un forçat toute sa vie ?
Que ta tante avait élevé 6 enfants sans broncher ?
Que la sieste c’est seulement pour les vacances …

De l’image que nous nous faisons du repos, de la perception que nous en avons ... dépendra la qualité de celui-ci.

Si nous vivons le repos comme 'non-permis' ou comme une contrainte qui nous empêche d’avancer dans nos tâches et to-do list 
Si nous nous posons 5 mn avec toujours ce sentiment de culpabilité … immanquablement chevillé au corps
Si nous vivons mal le fait d'être devant une bonne série (supposée nous distraire de la douleur) au lieu de participer au dîner de famille 
Si nous vérifions par la fenêtre que personne ne nous voit ‘complètement avachie ans le canapé au lieu d’être au boulot (merci l’endo-crise !) 

nous ne pourrons jamais vraiment nous reposer !


☞ Que nous apprend notre nature féminine ?

A l’inverse de la gente masculine - qui, selon les sondages, semble-plus enclin à prendre des risques - nous nous accordons souvent à dire que la femme est plus sécuritaire et protectrice. (libre à chacune de se faire son avis)

Mais il faut bien admettre que nous avons en effet cette tendance maternelle à prendre soin des autres ; à contribuer avec plaisir au bien-être des gens qui nous sont chers.

Revers de la médaille, cette belle contribution nous fait oublier nos propres besoins et l’épuisement peut vite se faire sentir.

☞ En quoi notre statut de femme influe aujourd’hui sur notre capacité à nous reposer ?

La femme a, depuis des siècles, dû trouver sa place dans une société à dominante masculine.

- Un temps, ministre de l’Education (une tripotée de bambins à élever)
- ministre des Finances (un budget familial à gérer)
- puis ministre du Travail
(un job à assurer)
- et ministre des Transports
(de courses ou d’enfants à mener aux activités)
- ou encore ministre de l’Intérieur (une maison à tenir et des conflits à gérer)
- sans compter le statut de ministre des Affaires Etrangères (un relationnel à assurer auprès de la maitresse, une vie sociale à organiser ...) 

Bref, la femme n’a eu de cesse d’être dans l’action … et sans broncher s’il vous plait !

Et parce que nous nous sommes toujours montrées fortes (trop fortes peut-être … ), nous ne nous sommes jamais réellement autorisées à nous plaindre et à dire STOPNous avons toujours fait le choix d’avancer pour le bien commun !

Non, sans y avoir laissé des plumes … puisque subsiste encore aujourd’hui ce que j’appellerai la notion de SACRIFICE.

Et bien que nous affirmions désormais haut et fort nos droits à l’égalité, nos cellules sont - qu’on le veuille ou non - imprégnées de ce triste héritage.

Se reposer va donc à l’encontre de nos conditionnements millénaires. S’en libérer et sortir du sacrifice demande donc à lutter contre de vieilles croyances.

☞ Et la société dans tout cela !?

Le rythme effréné de nos vies ...

  • imposé par nos horaires de travail, par notre hiérarchie, par le temps passé dans les transports, par nos obligations relationnelles
  • dicté par cette course stupide à la consommation : il faut bien dépenser ce pourquoi on gagne nos vies ... et courir les magasins 😬 🙄 😱 


Tout cela nous épuise, nous aveugle et nous rend esclave de nos propres vies.

Citoyenne consommatrice épuisée, il nous faut reprendre le pouvoir et adopter un mode de vie respectueux de l'humain, de notre planète et de notre écologie personnelle d’endogirl.

Il faut s’accorder cette écoute et se réapproprier ce droit à un rythme différent de celui que nous impose la société actuelle. De cela dépend notre santé !


Changer de paradigme, sortir de ses habitudes et croyances est l’une des clés pour mieux gérer la fatigue mais pas que …

BLOG - Dorothée Jobert - Endométriose : Comment gérer la fatigue ... Autrement !?


1 - Respecter trois besoins fondamentaux

Peut-être as-tu entendu parler de la pyramide de Maslow aussi appelée pyramide des besoins. Sur cette même idée, je vais m’appuyer sur 3 besoins qu’il me semble important de ne pas négliger :

  • Les besoins physiologiques
    Pour maintenir une énergie constante et pallier aux phases récurrentes de fatigue induite par l’endométriose, il faut respecter ce que j’appelle le DMBN (Dormir, Manger, Bouger, Nature-r- 😉). Il faut en effet adopter un bon équilibre alimentaire - avec de bons produits - y associer le mouvement, un sommeil de qualité et respecter notre besoin de connexion avec la nature.
  • Les besoins relationnels
    Connaitre nos besoins relationnels permet de maitriser nos énergies.
    Une endogirl disons 'extravertie' - enclin à la rencontre et à la discussion - se nourrira de chaque échange et par satisfaction fabriquera sa propre énergie. Elle aura répondu à son besoin relationnel.
    A l’inverse, une endogirl plus 'introvertie' (qui plus est en phase de syndrome prémenstruel SPM)  pourrait - par trop d’échanges relationnels (trop fréquents ou trop prolongés), aller puiser dans ses réserves d’énergie et ainsi se fatiguer plus rapidement au contact des autres.
  • Les besoins personnels
    De l’ordre de l’introspection, du spirituel pour certaines, il est indispensable de s’extraire du mouvement de la vie pour s’incarner dans une pratique ou entamer un dialogue intérieur indispensable à tout équilibre.
    S’extraire du quotidien, faire le point sur ses choix récents, prendre la température de ses émotions permettra ainsi d’ajuster sa posture, d’éloigner la fatigue émotionnelle et de rester authentique.


2 - Rester connecté à la nature (sujet qui mériterait - à lui tout seul - plusieurs articles)

Nous sommes issus de la nature donc fondamentalement lié à elle. Il est de notre responsabilité de respecter ce lien invisible qui nous unit. 

Sans cela … déprime, fatigue, manque de sens, idées moroses s’installent dans nos vies. Alors qu’à son contact s'opère une régénération : on recharge nos batteries d’ions négatifs si favorables à notre santé.


3 - Se rappeler que nous sommes des êtres cycliques

Etre une femme, c’est accepter d’être un être cyclique dont l’énergie fluctue selon les phases du cycle, les saisons et les grandes phases de vie. Connaitre et respecter ces fluctuations, c’est la garantie de la maitrise de ses énergies.


4 - Connaître nos forces et nos limites

On peut parfois sous-estimer ou surestimer ses capacités dans l’accomplissement d'une tâche. 

Exemple : Il arrive que la frénésie l’emporte sur la raison ; On a soudain envie de faire vite, à fond, sans réfléchir et donc sans mesurer l’impact que cette dépense aura à l’avenir sur notre organisme.

Le risque !? : un flux d’énergie en dents de scie ; nous catapultant à l’apogée de notre vitalité ... puis, nous propulsant brusquement au creux de la vague.

La solution !? : surfer sur nos différents cycles d’énergie, respecter notre bio-rythme et notre écologie d'endogirl pour ne pas couler et boire la tasse.


5 - Changer notre perception du 'repos'

On l'a vu, cette image 'dénaturée' du repos est à l’origine de nos difficultés à réellement nous poser lorsque nous en avons besoin.

'Savoir se reposer' ne veut pas dire qu'on est 'paresseuse' ou 'bonne à rien' ; c'est même un indispensable pour que chaque endogirl puisse récupérer et poursuivre sa route en énergie.

Issue de notre société patriarcale, cette croyance a la peau dure mais en écoutant NOS besoins plus encore que les diktats de la société, nous arriverons à nous accorder ce temps nécessaire sans culpabilité.



6 - Travailler la notion 'd'acceptation'

Accepter ... d’être fatiguée
Accepter ... de ne pas aller travailler aujourd’hui
Accepter ... que tous ne comprennent pas ce qu’est l’endométriose

… est un point fondamental pour avancer avec la maladie et se préserver.

Accepter, c’est laisser une émotion nous traverser ... la vivre ... pour qu’ensuite elle s’assouplisse.

A l’inverse, refuser cet état (ou une situation) revient à combattre et à dépenser inutilement son énergie ; la fatigue émotionnelle vient alors s’ajouter à une fatigue physique déjà existante. Il faut lever la ‘RESISTANCE’ que notre esprit a crée en réponse à cet épisode désagréable. 

Accepter ne fera pas disparaitre la fatigue comme par miracle ; mais permettra de ne pas en accentuer les effets et de mieux vivre cet état ... et ainsi mieux vivre avec l'endométriose.


7 - Etre dans l'instant présent

Ne plus s'attarder sur le passé !

Culpabiliser de ne pas avoir pu se rendre à l’anniversaire de sa meilleure amie (pour cause de règles douloureuses) n'aidera en rien au repos et ne fera qu'accentuer la fatigue émotionnelle.

Ne pas s'inquiéter du futur ! 

Se dire que les beaux-parents débarquent dans 2 jours et que la maison n’est pas prête à les accueillir n'accélérera en rien ton rétablissement et ne fera qu'accroitre ton stress bien connu pour favoriser l'inflammation !


Pour bien se reposer, il faut être dans le PRESENT. Vivre cette parenthèse sans s’attarder sur des préoccupations passées ni s’inquiéter de l’avenir. Etre dans un plein repos, en conscience et sans culpabilité, aucune !


8 - User de la sororité

Echanger avec celles qui savent écouter ou qui partagent cette même fatigue d’endogirl neutralisera plus facilement ce sentiment omniprésent de culpabilité et permettra de vivre plus sereinement ce temps de repos nécessaire.

Si tu souhaites rejoindre mon groupe de soutien en ligne, il te suffit de cliquer ici 👉 le Cercle des Endogirls 👈


🎬 🎬 🎬  Tu l’auras compris, de ta façon d’aborder le repos et du respect que tu accorderas à ton écologie de femme ... dépendra la QUALITÉ de ta récupération.

Savoir se reposer ...OSER se reposer …. est aussi une démonstration de notre volonté d’être respectée en tant que femme et ENDOGIRL !

Ne le négligeons pas ! 💛


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